Stathis & Hervé, un duo mythique de Diseurs de songes à Fleurs d’âmes

par | 6 Juin 2022 | À la Une, Tasse de thé culturelle | 6 commentaires

De ma rencontre avec Stathis & Hervé, deux artistes bordelais gothico-électro-symphoniques, jusqu’à leur nouvel album « Fleurs d’Âmes », pleins feux sur un duo qui a éclairé le monde underground des années 80 et 90, dans la sphère d’influence de David Bowie, Dead Can Dance & Lisa Gerrard, Nina Hagen, Armande Altaï… pour ne citer qu’elles et eux !
Invitation pour un « Fantastique Voyage* » dans le temps, sans nostalgie ni regret, mais attention les oreilles et les yeux, peuplé de souvenirs riches en sons, en frissons et en looks déjantés (avec et sans cheveux). Une interview de 8 heures en deux rounds, véritable torrent d’émotions, de rires et de partage, sous forme de portrait chinois croisé auquel les deux artistes se sont prêtés.

Hervé et Stathis

Hervé & Stathis par Antoine Giacomoni.

Stathis & Hervé, un duo gothique atypique, qui en a vécu de belles et sombres

Si les clichés, les lieux communs et les préjugés, sont faits pour être explosés, avec Stathis & Hervé on est bien servis. Et même royalement !

Nous avons profité de la (désormais rare) présence à Bordeaux des deux compères gothiques, tout de noir vêtus, percés, bijoutés, tatoués et rasés et Khôl aux yeux, que connaissent bien de vue les Bordelais qui courent ou arpentent les quais en fin de journée et qui ne peuvent s’empêcher de les dévisager (parfois lourdement), irrésistiblement attirés par leur look atypique, tandis qu’ils savourent leur Pills, le soir à la fraiche.

La team de Jugeote, (en l’occurrence ici, Isabelle qui les connait bien et myself) a bu jusqu’à la lie, la coupe de sang de rose violette à la sauce goth de ces deux artistes aussi exceptionnels et atypiques, qu’attachants et émouvants, à l’excentricité toute anglaise, dont le 1er album en commun « Fleurs d’Âmes » sortira au début de cet été 2022.

De ma fascination de longue date pour Stathis & Hervé

 

On m’aurait dit, il n’y a ne serait-ce qu’un mois, que je recevrais chez moi, deux légendes vivantes de mon adolescence et de ma vie de fan-roadies de Bowie, j’aurais répondu : « T’as craqué du slip ou quoi? » (NDLR)
« Don’t Look Back In Anger » chantait Bowie en 1979… ou quand ta vie n’est pas un roman, mais s’écrit aujourd’hui avec les artistes. 

En effet, pour l’ado que j’ai été dès la fin des années 80 et le jeune comédien dans les 90’s, Stathis & Hervé faisaient partie intégrante de la légende Bowienne.

Ils en étaient les mythes fondateurs pour le fan lambda hystérique que j’étais à l’époque. Et comme la galaxie Bowie était si vaste, si open et follement diversifiée, ces 2 créatures gothiques excentriques, ne pouvaient qu’avoir une place toute particulière au panthéon des doubles maléfiques que sont Ziggy Stardust, Halloween Jack , The Thin White Duke et autres Scary Monsters.

Pour ma part, il était toujours rassurant d’être à leur proximité pendant les shows de Bowie. Je me plaçais invariablement au 2ème rang de la fosse, face scène, (Bercy, Zénith, Olympia, Province) juste derrière Stathis, le plus petit. Et sur le côté suffisamment éloigné du grand Hervé, véritable cauchemar pour les pointes de pieds pendant des sets de 2h30 et plus.
Nos routes se sont donc croisées à de nombreuses reprises de 1991 à 2004.  Au fil des tournées, des enregistrements d’émissions TV (Canal Plus, Taratata), des concerts privés (Show-case Élysée Montmartre en 99) et pourtant je n’ai jamais osé aller leur parler directement. Beaucoup trop impressionné et engoncé dans mes fringues bien sages et mes coupes de cheveux classiques. Mais les sourires, la joie irrépressible, les chants, la danse, la communion du public avec un grand Artiste, font que tout ceci se passe très bien de mots.

Stathis maquillé et coiffé à la Ziggie (Bowie) Stardust (1989).

Hervé Lafleur

Hervé – 1er crépage -1987.

Bowie nous a quittés brutalement le 10 janvier 2016. Deux jours à peine après la sortie de son « Fucking Farewell »  album ★ (Blackstar), que Stathis, comme de nombreux fans, a encore beaucoup de mal à écouter. Mon univers s’est alors effondré, littéralement.
Pour Stathis & Hervé… je ne sais pas. Mais j’imagine le vide. Heureusement, que leur monde si singulier et universel à la fois, était beaucoup plus vaste et pointu que le mien :
De Nina HagenSiouxsie à Dead Can Dance et Lisa Gerrard, en passant par Armande AltaïDaniel Darc et tellement d’autres référentiels aussi bien musicaux, que plastiques (le grand photographe Antoine Giacomoni, frère d’âme de Stathis) et poétiques (la Grèce Antique et Byzance).

Stathis, Armande Altaï et Antoine Giacomoni au vernissage des Métamorphoses de Stathis en 1992

PARIS, FRANCE – CIRCA 1985: Nina Hagen attends a party at Le Palace Club on 1985 in Paris, France. (Photo by Foc Kan/WireImage)

 

Les destins croisés de Stathis & Hervé

De leur histoire, il faut tout d’abord mentionner une enfance heureuse. Des parents unis, travailleurs et aux valeurs bien ancrées dans la terre ou l’acier. Bien sûr entre Stathis le volubile électrisant et Hervé le doux poète, les mots, le débit et les expressions ne sont pas les mêmes. Mais le résultat, oui.

Hervé (1985) par Dominique Lafleur.

Stathis (1985).

Des parents et une famille vraie, aimante. transmettant, ouvrant sur le monde extérieur, encourageant l’expression artistique de sa progéniture. Et surtout tolérante chacune à sa façon, face à la différence.

Stathis (1964) le Basco-gréco-anglo-flamand et Hervé (1967) le Rémois-Grand-Est et qui sait, des Antilles, se sont rencontrés il y a près de 30 ans à Paname.
Et leur duo artistique est instantanément né.
Que Stathis ait d’abord voulu danser dans la colonie de vacances Le Pylône (à l’origine un asile pour des enfants juifs cachés par des Justes – son propre grand-père communiste ayant survécu à Dachau NDLR), puis refuge pour les jeunes survivants de la Shoa, que sa mère a fini par diriger. Puis de chanter dans la chorale et l’église, avant de dessiner.
Et qu’Hervé le jeune admirateur des surréalistes et de Rimbaud-Verlaine-Baudelaire ait rêvé d’être un Indiana Jones, parmi les trésors de l’Égypte Antique, pour devenir un amoureux des mots et un poète, grâce à sa prof de français Mme Kosiorovsky, en cultivant l’élégance et l’unicité hors convention, héritées de sa mère couturière, leurs parcours artistiques et personnels étaient fait pour se rejoindre.
Beaux Arts de Bordeaux pour le 1er à 17 ans à peine et l’École du Louvre section Égyptologie, puis Archéo, pour le second.
Brillants ? Précoces ? Sans aucun doute !
Mais ce qui les réunit avant tout, c’est leur Grand Frère à eux, leur « Terry » : Terry, le demi-frère (schizophrène – NDLR)  de David Jones (aka David Bowie), de plusieurs années son ainé.
Suffisamment aimant pour lui offrir son 1er saxo, lui faire découvrir le rythm’ blues, le Rock d’Elvis, les Floyd, Kerouac et la Beat Generation.
Gégé pour Stathis. Dominique pour Hervé. Un grand frère qui ouvre la voie/voix. Celui qui t’entrouvre la porte d’un monde magique, loin de la grisaille, du commun, de la banalité du mal.
Un monde de beauté, de larmes et de sang, où s’épanouissent toutes les expressions artistiques.
Un autre chemin. « Un chemin de traverse ».
Ces grands frères, comme Terry et ceux des garçons, ont été des passeurs de relais. Et bien souvent ils ne sont plus là. Mais leur trace est indélébile dans la chair artistique.

Antoine Giacomoni – Le Chariot – 1988 –

Hervé par Giacomoni (2004).

 

Être homo dans les années 70 et goth dans les années 80… et encore maintenant

Le harcèlement à l’école ? Quand on est homosexuel, à 12 ans, dans les années 70 ou 80, c’est de toute évidence (et d’expérience personnelle) une galère, qui peut avoir des conséquences dramatiques.
Être une « tapette », parce qu’on aime Bowie entre autres, ça peut provoquer des troubles psychologiques et des désordres alimentaires, plus ou moins graves. Du vécu pour moi aussi. Et il ne faut pas oublier l’intolérance au sein même de notre communauté LGBTQI, qui toute minorité soit-elle, ne fait pas beaucoup de place à celles et ceux qui ne rentrent pas dans le moule. Ça tombe bien. Ni les garçons, ni moi-même, n’entrons dans aucun moule. Pas aux normes, pas le look, pas l’attitude… désolés… Au plaisir et bonjour chez vous !
Heureusement l’éducation parentale et le milieu social (pères militaire et ingénieur pour nos 2 artistes) permettent non pas d’éviter le pire, mais de favoriser la résilience. Une force qui donne naissance à des êtres aussi bien artistiquement féconds que créatifs libres, hyper-sensibles, mais empathiques et ouverts sur la diversité et l’éclectisme, .
Car Stathis & Hervé ce sont surtout et avant tout, 2 artistes imbriqués, bien vivants, créatifs, toujours en mouvement, sans nostalgie ni regrets.

Stathis & Hervé en 2022.

Entre Bordeaux, Paris-Palace et Berlin à l’époque du Mur

Paname les années 80′, que l’on a appelées les années SIDA, à tort, puisque l’épidémie continue :
La boîte de Pandore grande ouverte est un joyeux bordel. Mais fin de l’insouciance = gel+capote. En 1987 à Paris, ça tombait comme des mouches. Mais comme aujourd’hui, on dansait tout aussi frénétiquement au dessus du volcan.
Bordeaux, pour Stathis avant sa montée à la Capitale, c’était « Le Différent », son QG. Le Colony (myself), le Privé, le Chat Bleu (où a chanté Iggy), le Perf, le Pied. Le délire New Wave à son apogée. Le Punk et Lena Lovich.

Stathis au Performance en 1985.

Mais aussi beaucoup trop d’alcool et de fume. Alors un billet Bordeaux-Paris Austerlitz (6h) en 87. À 23 ans à peine. Un Aller-Simple. Cela aurait pu être un Aller définitif à l’époque. Mais avec Stathis, c’est devenu un « Fantastic Voyage »!
Le Palace, Jenny la physio, Topolino le maquilleur, JPG, Montana, Siouxie et last but not least, Armande Altaï, sa seconde maman.

Stathis & Hervé Lafleur avec Armande Altaï (1994).

Puis le coup de foudre de la rencontre artistique avec le photographe, Antoine Giacomoni, qui l’amène à maquiller : Daho, Daniel Darc, Pagny jeune, JL Aubert, Denis Bortek de Jad Wio, Brigitte Fontaine… Une opportunité de ouf pour ce jeune homme en devenir et autodidacte.
Des allers-retours Paris-Berlin chez son amoureux de l’époque, avant la chute du Mur. Kreuzberg, le quartier turc où 10 ans plus tôt, Bowie et Iggy avaient posé leurs valises pour faire une pause côté « repoudrage » et enregistrer dans la foulée « Heroes » et « The Idiot ».
Et puis le SIDA. Aides, Act Up Paris, le militantisme coup de poing. Parce que, soit on était en train de crever, soit on regardait les autres crever. Les uns après les autres. Les amours, les amants, les potes. Alors il fallait se battre ou vivre caché.
C’est en 93, que la rencontre entre nos deux chauve-souris préférées a eu lieu. Le doux poète, Hervé et la boule d’énergie, Stathis. Âmes sœurs engagées : végétariens depuis plusieurs décennies, militants pour la cause animale, contre la corrida et contre la fourrure.
Qui a craqué le premier sur l’autre ? Cela restera en off…
Dix ans plus tard, lors du concert Free For Thibet au Cabaret Sauvage, Stathis monte sur scène accompagner aux vocalises son amie Nina Hagen, sur son « Ave Maria » de Schubert.

Stathis & Nina Hagen Duo Cabaret Sauvage 2004 – photo Ralph Wenig.

 

Et puis un disque en commun, leur création protéiforme

« Fleurs d’Âmes », ce double album de 17 titres, alternant les chansons de Stathis et les poésies sonores d’Hervé, https://www.youtube.com/watch?v=lb11PTx8UnE, sonne la réunion, pour la 1ère fois sur la même galette, de ces deux artistes uniques (c’est le 3ème album pour Stathis, Hervé ayant publié en 2016 un recueil de 37 poésies  – Mon Double Terrible – dont sont issues des poésies sonores). Une nouvelle aventure commune pour ces Diseurs de Songes, si singuliers, atypiques, radicaux parfois, icônes sans nostalgie et bien vivantes.
Hervé, l’artisan des mots, le conteur, le déclamateur, le peintre-décorateur, le vidéaste, le metteur en musique du texte. Et Stathis, le chanteur, le musicien, l’arrangeur, le mixeur…. Pardon si j’en oublie !
Stathis & Hervé ont autour d’eux une immense communauté, au sens premier du terme. Comme on dit dans le jargon, ils drainent du flux.
Et pourtant, contrairement à moi, ce ne sont nullement des tordus du numérique. Mais le numérique + leur communauté = une plateforme participative de malade sur Cotiz.up pour le jour anniversaire de Stathis sur FB. Ce qui leur a permis de mener à bien et de financer leur projet artistique. Comme nous l’a expliqué Stathis :
« C’était le jour de mon anniversaire, alors j’ai jeté une bouteille à la mer sur mon FB, je n’avais rien à perdre. Et le résultat a été au delà de nos espérances ! »
L’album est en cours de mastering à Manchester par Yves Altana, l’un des bassistes de Peter Hook de Joy Division et New Order (Un concert auquel Tomas Mitty aka Neuköln (tiens, encore un fan de Bowie !), pour Jugeote, a assisté lors de son dernier passage le 16 mai dernier à la Rock School Barbey).
Depuis leur retour à Bordeaux en 2006, comme beaucoup « d’ex-parisiens » (dont moi), attirés par la rénovation lumineuse du Port de la Lune par Juppé & co, ils ont vite compris, que derrière le ripolinage des façades, les lumières de la Culture et surtout de leur monde underground avaient cessé de scintiller depuis bien longtemps.
Lors du 1er confinement, nos deux artistes ont pris leurs quartiers d’été comme d’hiver à Mimizan (40), où ils collaborent régulièrement avec le Garden Center, depuis leur résidence artistique de 5 jours en 2021 au Théâtre Le Parnasse. Et dans leur studio personnel, où ils ont enregistré leur dernier opus « Fleurs d’Âmes »..
Retirés du Monde ? Que nenni !  Car quand on les écoute (en ce qui nous concerne pendant 8h en 2 séances folles), on ne perçoit aucune nostalgie, aucun regret, mais aucune compromission non plus.
Stathis & Hervé sont bien deux êtres distincts. Persona et artiste. Mais ils forment une seule et même entité. Et c’est ce que j’ai, fortement, ressenti en leur présence. Ils vous accueillent dans leur monde avec bienveillance et générosité. Finalement, je suis un peu comme eux, pour avoir tellement traversé la même époque côté lumières et côté ombres. Je laisserai donc le dernier mot à Stathis :

« Qui serions-nous… qui serions-nous ? Si dans notre vie commune de roadies (et non de fans hystériques), il n’y avait pas eu David Bowie ? »

Merci à Stathis, Hervé et Jugeote de m’avoir permis de réaliser ce rêve de gosse. La boucle est bouclée.
Et toute ma gratitude pour cet article à 4 MAINS avec Isabelle. Qui a effectué un travail remarquable de synthèse et de cohésion d’une matière brute. Ma plume. Pour en faire cet article. Je le signe : Xavier Barreyre & Isabelle Camus. Da Boss!
« Look up here, I’m in heaven
I’ve got scars that can’t be seen
I’ve got drama, can’t be stolen
Everybody knows me now »
Lazarus Bowie 2016

Souvenir qui restera gravé, d’un entretien fleuve en deux temps.

    .
« Fleurs d’Âmes » – Diseurs de Songes – Double album (17 titres) – sortie juillet 2022
* Fantastic Voyage, (1979) David Bowie – Lodger –

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6 Commentaires

  1. Tomas Mitty

    Très bel article à quatre mains, Xavier et Isa !
    On sent l’admiration pour ce duo atypique et inspirant ! L’ombre tutélaire de David Bowie n’est jamais loin et nous unit un peu tous !
    Merci de m’avoir cité ! Effectivement Neuköln est un hommage au regretté Thin White Duke et à son esthétique berlinoise si avant-gardiste pour l’époque. Je ne suis pas surpris que Stathis ait fait un pèlerinage à Berlin durant les dark 80s !

    Réponse
    • Barreyre

      Enfin Tomas je suis à toi! Redescendre de cet article, c’est un peu passer de Speed of Life à Sound&Vision, jusqu’à V2 Schneider. J’imagine, que tu vois très bien de quoi je parle. C’est sombre, presque vénéneux parfois, mais on en ressort plus lumineux. Plus léger. Et aussi la conscience de faire exister ceux qui nous inspirent tant au quotidien et nous guident. Ils ne sont plus là et tellement là ❤️⚡️
      Je te dis à jeudi.
      Merci à toi et tes magnifiques photos.
      Xavier

      Réponse
  2. Eric Simon

    Il y a bien longtemps que le mouvement gothique s’est effacé, consumé de ses propres excès, il ne reste que cette nostalgie poignante, cette joie et cette tristesse enfouie au plus profond de mon âme pour ce passé tout de noir vêtu. De ce mouvement culturel et underground qu’est le mouvement gothique Sathis et Hervé en sont les dernières flames sur un Bordeaux devenu sage.

    Cette chronique passionnante et passionnée nous donne les secrets de cette empreinte iconique que Stathis et Hervé laissent sur cet univers énigmatique ! le mouvement gothique.

    Une culture underground:
    Le mouvement gothique est basé sur la musique, l’esthétisme et la poésie ils en sont l’essence le fondement même de son existence. Secret, apolitique et romantique il plonge ses racines dans Baudelaire, Edgar Poe, Antonin Artaud ou Bella Lugosi devenu une figure emblématique pour les Gothiques grâce au groupe Bauhaus. Le sentiment d’appartenance à un clan est puissant et s’affirme par un code vestimentaire qui est le noir.

    à la mémoire de Sylvie qui toujours me veille quand mes yeux se ferment.

    Merci à Xavier et Isabelle pour ce beau voyage, merci à Stathis et Hervé pour avoir ouvert leurs cœurs.

    Réponse
    • Barreyre

      Merci Éric pour ce commentaire magnifique et comme d’habitude, si habité. Et je penserai ce soir moi aussi à Sylvie
      J’ai hâte de te voir jeudi.
      Bien à toi ❤️
      Xavier

      Réponse
  3. Guillaume

    Merci pour ce très beau moment partagé.

    Réponse
  4. Juliette

    Merci beaucoup Jugeote pour cet article juste incroyable ! J’ai adoré le lire, il m’a fait voyager à travers des époques que je n’ai pas connu.
    Le duo Stathis & Hervé est vraiment raconté avec beaucoup de sincérité et simplicité malgré la vie atypique qu’il a mené.
    J’ai eu le plaisir de les rencontrer lors de la soirée de lancement de Jugeote au Pop Up de Médiatourisme, et c’est vrai qu’on le ressent, qu’ils ont ni regret ni nostalgie et ça c’est très inspirant !

    Merci Xavier & Isabelle !

    Réponse

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